L'information aujourd'hui est la reine du monde, elle règne sur nos esprits, comme règnaient les Rois dans les temps passés. Sommes-nous donc trop peu informés ? Trop informés ? Mal informés ? C'est une question qui revient souvent, et à laquelle on ne donne jamais de réponse. Les médias tententeraient-ils de brouiller nos esprits, et surtout ceux des plus faibles ?

En effet si l'on regarde (au niveau français premièrement) les différents journaux télévisés, on s'aperçoit que de manière très fréquente ce sont les mêmes images qui ressurgissent. On se rend alors compte qu'il existe un marché mondial de l'image, que les télévisions américaines détiennent dans sa plus grande majorité. Et l'image coûte cher, très cher, c'est même un marché très lucratif, tout le monde recherche des images, dans tous les pays, toutes les chaines de tous les journaux du monde.

Alors comment aprécier la qualité d'une information, si le journaliste se contente de faire un montage, et d'y associer les dépêches "remaniées", fournies par l'AFP ou REUTERS, c'est-à-dire dites différemment ? On peut seulement admirer la qualité de la réalisation du reportage, la qualité des enchainements, le côté technique.

Quant aux journaux papiers, le problème est plus simple. Le marché de l'image ne les atteind pas, sauf celui des photos, lui aussi très lucratifs. On a souvent vu des contrats d'exclusivité sur certaines photos, un peu de la même façon que certaines presses people se négocient des photosexclusivesde mariages ou de naissances de stars ou bébés stars. Ils font certes preuve d'un peu plus de lucidité, de clairvoyance, voire même fait quasi inexistant, de créativité informative : ils ne disent pas toujours la même chose.

Alors le seul recours que nous ayons d'être informés correctement sur un sujet sont les journaux d'investigations. Les reportages sont souvent très complets, bien travaillés, avec des images originales, une information claire, pas toujours objective, mais souvent juste. Mais le problème est que ces magazines d'informations sont trop peu, et surtout qu'ils ne peuvent pas traiter toute l'actualité : il leur faut choisir les principaux thèmes de l'actualité, et en délaisser d'autres.

Il faut ajouter que la plupart de ces médias ne donnent d'informations que sur ce qui est plus "rentable", c'est-à-dire ce qui permet une meilleure audience. Même les journaux télévisés se bataillent la concurrence de l'audimat. Si l'on veut avoir des informations sur certains pays d'Afrique par exemple, ou sur la Russie de l'est ou l'est asiatique, ou encore sur toute l'ibéroamérique, on ne peut pas regarder ces journaux : l'information y est quasi nulle ou bien souvent inexistante. L'information est hiérarchisée, traitée, informatisée, deshumanisée.

L'information subit aussi les modes. Ces derniers temps, la mode a été de parler de la Chine, de faire de longs et ennuyeux reportages sur la Chine -dont on ne parlait alors pas assez souvent-. Mais demain on ne fera plus ou peu de reportages sur cette Chine qui monte. La mode est aussi à la surinformation américaine, le plus bel exemple : les élections américaines. On a eu droit à une véritable soirée électorale, presque de la même envergure que s'il s'était agit d'élections en France, et peut-être même plus. On a suivi jour après jour chaque candidat aux élections, on a suivi la machine électorale américaine. Mais la machine électorale française est peut-être aux yeux des français plus mystérieuse encore au vu du manque croissant d'information à ce sujet.

Quoi qu'il en soit, c'est au spectateur de choisir son information, c'est à lui de la chercher s'il en a besoin. S'il veut une information spécialisée, il lui restera toujours une ressource inépuisable mais pas toujours fiable, internet. Autre alternative à l'information, les journaux gratuits, en plein essor actuellement.

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